Le bruit : quel impact sur notre santé?




Dans les villes, le bruit s’invite partout, tout le temps. C’est le constat d’une étude internationale menée dans 47 villes de 11 pays, auprès de 8800 adultes.

La pollution sonore se fait de plus en plus entendre! Le bruit est omniprésent dans notre quotidien: circulation routière, nuisances aériennes, transports, restaurants et magasins sonorisés pour attirer le chaland, open space, voisins bruyants… Une étude internationale menée par GfK Eurisko pour Amplifon – qui commercialise des solutions auditives –  confirme ce phénomène dans 11 pays étudiés*. Sans surprise, ce sont les citadins qui subissent cette pollution sonore: leurs oreilles sont constamment sollicitées.

Point de départ de l’enquête, l’indice d’exposition à la pollution sonore (Enpi) qui évalue la perception de l’exposition au bruit selon trois critères: la quantité, la récurrence et la durée des bruits auxquels les habitants des grandes villes sont exposés. Le niveau sonore est jugé élevé si une personne est exposée à plus de neuf types de nuisances sonores pendant plus de huit heures par jour. Il est moyen-haut si cela concerne 9 types de nuisances émises pendant plus de huit heures. Et faible entre 0 et 1 bruit.

La France se classe à la troisième place des pays les plus bruyants derrière les États-Unis et l’Italie. Selon l’étude, le phénomène concerne 27% des habitants des grandes villes (Paris, Marseille, Lyon et Toulouse), touchés quotidiennement par un niveau sonore élevé. Ce sont les Parisiens qui souffrent le plus. Alors que les décibels de la circulation routière (entre 75 et 90dB**) épuisent les habitants de la capitale tout comme le volume des conversations (entre 60 et 85 dB) et les transports publics (entre 80 et 100 dB), les Lyonnais se plaignent plutôt de fonds musicaux trop sonores… Un effet cocktail dangereux qui n’est pas sans conséquences pour la santé. Quant aux internautes de Notre Temps qui ont répondu à notre sondage sur ce sujet, ils sont 38,3% à être incommodés par les publicités télévisées.

Quels impacts pour la santé?

Même si, pour un même niveau d’exposition au bruit, les effets peuvent varier fortement d’un individu à l’autre, cette accumulation de bruits de forte intensité constitue un vrai danger aujourd’hui bien connu. L’étude rappelle qu’une pollution sonore élevée et continue épuise le cerveau constamment sollicité.
L’excès de bruit affecte l’ensemble de l’organisme au-delà des effets sur l’audition. Il est facteur de stress, engendre de la fatigue, de la nervosité ou des sautes d’humeur, des troubles du sommeil (éveils nocturnes, insomnies) ainsi que des difficultés de concentration et d’apprentissage. L’Anses pointait aussi dans un rapport de 2012 les risques d’hypertension artérielle et d’infarctus du myocarde. Et selon l’association JNA (Journée nationale de l’audition) qui organise chaque année une campagne de prévention et de sensibilisation sur les nuisances sonores, un Français sur deux se dit gêné par le bruit la journée et une personne sur cinq pendant la nuit (Enquête JNA – Ipsos – Nuisances sonores – 2011).

*États-Unis, Espagne, Portugal, France, Italie, Australie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne.

** 85 dB est le seuil au-dessus duquel le bruit est considéré comme dangereux.

Source : notretemps.com

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