Les mères déprimées ont des enfants plus à risque de psychopathologie




Une femme sur six souffre de dépression après l’accouchement. Si elle persiste, la dépression peut fragiliser les relations mère-enfant et exposer l’enfant à des pathologies psychiques.

Avoir un enfant est dans la plupart des cas un moment de bonheur, mais cela peut aussi fragiliser la mère psychologiquement. Dans les pays industrialisés, 15 à 18% des mères connaissent un épisode de dépression post-partum , et jusqu’à 30% d’entre elles dans les pays en voie de développement. Or, les enfants de ces mères sont plus susceptibles de développer des psychopathologies ou des problèmes socio-émotionnels comme le retrait social, une mauvaise régulation émotionnelle ou une baisse de l’empathie. C’est ce que conclut une nouvelle étude parue dans Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

Les scientifiques ont suivi des couples mère-enfant de la naissance à la préadolescence et mesuré leur état de dépression régulièrement pendant les six premières années de vie de l’enfant. 27 mères présentaient un tableau dépressif chronique et très tôt après la naissance. Le reste du groupe, soit 45 mères ne souffrant d’aucune pathologique psychique, a été surveillé en tant que contrôle. Les familles ont reçu deux visites au domicile, aux neuf mois et aux six ans de l’enfant, afin d’évaluer la qualité des relations mère-enfant.

Nouer de bonnes relations mère-enfant

Les enfants ont aussi subi une magnéto encéphalographie (mesure des champs magnétiques dans le cerveau lorsqu’il est en activité) pour évaluer la réponse d’une partie du cerveau dédiée aux processus sociaux lorsqu’ils observaient des images de quelqu’un souffrant. Et celle-ci cesse plus tôt chez les enfants dont la mère connaît une dépression. Les chercheurs ont découvert que la qualité des relations mère-enfant avait une grande part à jouer pour expliquer ces différences. Lorsque les mères avaient des interactions plus synchronisées, plus en accord et moins intrusives avec leur enfant, celui-ci montrait une activité de mentalisation plus importante dans son cerveau. Les chercheurs mènent à présent de nouveaux travaux pour déterminer la meilleure stratégie à adopter pour améliorer les interactions des mères déprimées avec leur enfant.

 

Source : astucieusement.fr

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