Syndrome de fatigue chronique et le rôle de l’alimentation.




Le syndrome de fatigue chronique fait l’objet de controverses et bien qu’il n’y ait pas de traitements connus, certains nutriments peuvent être utiles.

Il n’y a pas de traitement connu du syndrome de fatigue chronique (SFC), mais certains nutriments alimentaires peuvent être utiles. Les médecins pensent qu’il est très important de suivre un régime équilibré.

Privilégier les féculents, ainsi que les fruits et légumes : Les premiers fournissent beaucoup de glucides complexes, tandis que les fruits et légumes apportent les glucides et les vitamines indispensables pour l’énergie et pour la résistance aux infections.

Zinc et vitamine C pour renforcer le système immunitaire : Pour que le système immunitaire fonctionne bien, mangez des aliments riches en zinc – fruits de mer (surtout les huîtres), viande, volaille, œufs, lait, haricots, noix, céréales complètes – et en vitamine C – agrumes, baies, melon, kiwi, brocoli, chou-fleur.

Davantage d’acides gras essentiels : Parmi les symptômes du SFC, les ganglions et l’inflammation des articulations seront soulagés, du moins temporairement, par la consommation d’aliments riches en acides gras essentiels : poisson, noix et noisettes, huile de colza, germe de blé et légumes à feuilles vert foncé.

Plus de magnésium : Un surplus de cet oligoélément, participant à la contraction
et au relâchement des muscles, pourrait soulager les douleurs musculaires liées au SFC. On en trouve dans les graines de tournesol, l’avocat, le chocolat, les amandes

Soulager les symptômes du syndrome de la fatigue chronique

Les médicaments prescrits ne traitent pas la maladie elle-même mais soulagent les symptômes du SFC. L’aspirine et autres analgésiques peuvent soulager les céphalées, les douleurs articulaires et musculaires ; les antidépresseurs sont utiles chez quelques patients. Certains médecins recommandent des médicaments antiviraux, comme l’aciclovir, ou des injections de gammaglobulines, mais aucune étude n’a
pu valider ces approches.

Le syndrome de fatigue chronique, un syndrome controversé

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) fait l’objet de controverses. Il n’a pas de cause apparente, 
pas de traitement avéré, et ses symptômes, qui ressemblent à ceux de la grippe, sont parfois déroutants : fatigue persistante et débilitante, céphalées, douleurs et faiblesse musculaires, sensibilité des ganglions lymphatiques, mal de gorge, douleurs articulaires, sommeil non réparateur, difficulté à se concentrer, épuisement après l’effort pouvant durer 24 heures, problèmes de mémoire à court terme.

Le tout peut s’accompagner d’un peu de fièvre, de façon chronique ou récurrente. Aucun test de laboratoire ne peut permettre de diagnostiquer le SFC : le médecin doit donc éliminer toutes les autres causes médicales ayant les mêmes symptômes. Pour établir le diagnostic de SFC, la fatigue chronique doit persister pendant au moins 6 mois et s’accompagner d’au moins huit symptômes.

Certaines personnes considèrent que le SFC est une nouvelle maladie. Pourtant, depuis le début du XIXe siècle, les médecins ont fait état de troubles similaires, qui ont porté différents noms : virus d’Epstein-Barr, encéphalomyélite myalgique, neuromyasthénie postinfectieuse. On a élaboré diverses hypothèses sur les causes possibles, mais aucune n’a été validée. Dans de nombreux cas, le SFC se développe à la suite d’une maladie virale, mononucléose ou grippe, par exemple, mais on n’a pas pu identifier de cause virale constante. Parmi les autres facteurs qui entrent en ligne de compte, il y a le stress prolongé, les déséquilibres hormonaux, l’hypotension, les allergies, les troubles du système immunitaire et les problèmes psychologiques. Certains experts se demandent si le SFC ne serait pas un groupe de maladies qui  auraient les mêmes symptômes. On estime à plus de 150 000 le nombre de Français qui en souffrent. Les deux tiers sont des femmes blanches de classe moyenne. La plupart des patients atteints récupèrent, mais cela peut prendre un an ou plus.

La médecine alternative

Une étude a mis en évidence que l’hypotension favorise la fatigue chez les patients sujets au syndrome de fatigue chronique. En général, la pression artérielle monte un peu durant les périodes de stress ou d’activité physique, mais, chez certaines personnes, elle reste constante ou descend, ce qui occasionne de la fatigue. Il pourrait s’agir d’une résistance au sel ; dans ce cas, les sujets devraient prendre plus de sel pour faire monter leur pression sanguine. Les chercheurs ont noté que beaucoup de patients sujets au SFC ont une alimentation hyposodée, ce qui pourrait expliquer leur hypotension et leur fatigue. Les symptômes ont diminué quand ils ont augmenté leur consommation de nourriture salée.

Des praticiens de médecines alternatives recommandent, pour traiter le SFC, des injections de vitamine B12, accompagnées de suppléments de vitamine A, de vitamine C, de fer et de zinc ; mais de toute façon, un régime équilibré est préférable à des suppléments. Une autre approche prometteuse serait de donner aux patients de l’huile d’onagre en même temps que de l’huile de poisson : dans une étude, 85 % des sujets ont fait état d’une amélioration au bout de 15 semaines.
Il faut être prudent avant de prendre des remèdes  à base de plantes médicinales : ils peuvent contenir des stimulants nocifs.

Source : bonsante.fr

Comments

comments